jeudi, 06 juillet 2006
Finkielkraut et le CPE
Dans le canton où j'habite, le Valais, les élèves suivent, entre 12 et 15 ans, les trois dernières années de leur scolarité obligatoire. On appelle cela le cycle d'orientation. A l'origine, son objectif était de faire un tri entre les élèves qui se destinaient aux études secondaires et ceux qui voulaient partir en apprentissage. A cette fin, on a créé deux niveaux pour les branches principales (français, maths, allemand), le niveau 1 regroupant les élèves les plus doués et le niveau 2 les élèves ayant plus de difficultés. A la création de ce sytème, les niveaux 1 étaient largement minoritaires (30% à peu près), ce qui correspondait à la réalité puisque les personnes se destinant à des études supérieures sont une minorité. Aujourd'hui, la proportion s'est inversée. Souvent, les parents, ne voulant pas fermer la porte des études à leurs enfants, font une demande pour que ceux-ci aillent en niveau 1, alors même qu'ils ne remplissent pas les conditions nécessaires (note moyenne de 5 sur 6 dans la branche concernée à l'école primaire). Le résultat est calamiteux. Les professeurs (ma mère en fait partie) ne savent plus comment composer avec des élèves de niveaux si différents. Les élèves doués doivent attendre les autres et perdent très vite tout goût pour le travail. Quant aux élèves peu doués, ils sont catapultés dans des cours où ils ne comprennent rien et doivent essuyer échec sur échec. Bien sûr, on m'objectera qu'il y a quelques réussites, mais soyons honnêtes, elles font figure d'exceptions.
Le problème est le même pour le passage du cycle d'orientation au collège (le collège dure 5 ans et mène à la maturité, plus ou moins équivalente au bac français). La loi oblige les élèves à avoir une note de 4 en niveau 1 ou 5 en niveau 2 pour y aller et pas plus d'une branche en niveau 2. En fait, ces exigences sont insuffisantes et la plupart des directeurs de cycles d'orientation déconseillent aux élèves d'entamer des études s'ils n'ont pas 5 en niveau un. Cela n'empêche pas certains parents de pousser leurs enfants. Du coup, la première année du collège est de plus en plus difficile. De nombreux élèves n'ont aucune envie d'être là, ni d'étudier, et savent pertinemment qu'ils ne parviendront jamais à la fin du cursus de 5 ans (et encore moins d'une haute école ou d'une université). C'est bien entendu tout à fait dommageable pour ceux qui ont fait le choix de se lancer dans des études et qui perdent leur temps durant cette première année.
Au collège aussi, on a cette impression d'égalitarisme forcené. L'année où j'ai eu ma maturité, il y a eu environ 5% d'échecs (4 ou 5 personnes), dans un collège pourtant réputé comme l'un des plus sélectifs de Suisse (il faut toutefois noter que la proportion des jeunes se présentant à la maturité en Suisse est sans commune mesure avec celles des personnes se présentant au bac en France, elle est bien plus petite). Evidemment, beaucoup avaient abandonné avant la fin des 5 ans et il y a donc eu une sélection. Il n'en reste pas moins que la réussite de certaines personnes était particulièrement inattendue. Résultat, les élèves vraiment doués (et j'en avais plusieurs dans ma classe) avaient d'excellentes notes en travaillant finalement très peu. L'université a été un choc pour eux. L'une des raisons de cette dérive est à mon avis la valorisation excessive des études. La volonté des parents de faire faire des études à leurs enfants montre que, pour eux, il s'agit de la seule perspective de carrière valable. On oublie que de très nombreux métiers manuels sont tout à fait intéressants, respectables, et en plus assez bien payés, si l'on a une formation professionnelle conséquente. Par conséquent, de nombreux étudiants médiocres (au sens propre du terme) restent sur le carreau à la sortie de l'université, alors que, parallèlement, certains métiers manuels manquent de main d'oeuvre. Tout cela découle d'après moi de cet égalitarisme du génie dénoncé par Finkielkraut qui, comme il le précise, ne correspond pas à la réalité. A quand une prise de conscience dans ce domaine?
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mercredi, 28 juin 2006
Le symbole de la Suisse multiculturelle
12:30 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 25 juin 2006
Silence de Dieu?
On a beaucoup parlé du "Silence de Dieu" lors de la visite de Benoît XVI a Auschwitz, reprochant au pape de ne pas avoir abordé ce sujet. En fait, un pape (au moins) en avait déjà parlé. C'était le 1er juin 1980, au Bourget, Jean-Paul II était alors en voyage en France et prononçait l'homélie qui est restée célèbre pour la fameuse phrase : " France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême?". Le passage qui nous intéresse commence deux paragraphes plus tôt. Le voici:
"Le problème de l’absence du Christ n’existe pas. Le problème de son éloignement de l’histoire de l’homme n’existe pas. Le silence de Dieu à l’egard des inquiétudes du cœur et du sort de l’homme n’existe pas.
Il n’y a qu’un seul problème qui existe toujours et partout: le problème de notre présence auprès du Christ. De notre permanence dans le Christ. De notre intimité avec la vérité authentique de ses paroles et avec la puissance de son amour. Il n’existe qu’un problème, celui de notre fidélité à l’alliance avec la sagesse éternelle, qui est source d’une vrai culture, c’est-à-dire de la croissance de l’homme, et celui de la fidélité aux promesses de notre baptême au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit!"
Je conseille de lire l'intégralité de l'homélie car cela en vaut la peine. Mais ce passage m'a amené à me poser une question : aujourd'hui, sommes-nous vraiment plus présents auprès du Christ que dans les années 40? Poser la question, c'est déjà y répondre.
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mardi, 20 juin 2006
Trisomie
22:35 Publié dans Défense de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Embryons surnuméraires
20:44 Publié dans Défense de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 12 juin 2006
Guantanamo
18:40 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



